La stabilité de l’ADN

L'ADN peut être conservé au sein d'échantillons de tissus ou, si on veut en faciliter et garantir l'analyse ultérieure, sous forme purifiée.
Comme toute molécule biologique, l’ADN subit des altérations. Dans la cellule vivante, la plupart de ces altérations sont corrigées par de multiples mécanismes de correction qui maintiennent, avec une extrême efficacité, la structure de l’ADN.
En l’absence de ces mécanismes de correction, l’ADN se dégrade ou se modifie sous l’influence de facteurs tels que :
- les nucléases
- l’eau
- l’oxygène
- les rayonnements ultraviolets ou ionisants
- les produits de Maillard (ces produits, qui se forment spontanément au cours de la conservation prolongée de tissus, peuvent attaquer l’ADN)
- les produits chimiques génotoxiques (ions de métaux lourds, produits pontants) …
Cependant dans certaines circonstances naturelles, l'ADN est plus ou moins soustrait à ces facteurs d'altérations : c'est ainsi que les archéogénéticiens ont pu analyser des fragments d'ADN d'un âge pouvant aller jusqu'à 100 000 ans.
Il apparaît donc que la stabilité de l’ADN à température ordinaire peut être extrême, s’il est convenablement préservé des facteurs d’altération : c'est à dire, essentiellement, sous forme anhydre et anoxique et à l’abri de la lumière.

Encapsulation de l'ADN dans les minicapsules DNAshell

Pour une conservation stable à température ambiante, les ADN après dessiccation sont conditionnés :

1. Dans une enceinte de confinement sous atmosphère de gaz neutre purifié, anoxique et anhydre, l'oxygène et l'eau ayant été éliminés, avec un contrôle permanent et un enregistrement continu des paramètres d'ambiance
2. en scellant hermétiquement la capsule DNAShell par un soudage Laser
3. en contrôlant automatiquement à 100% l'étanchéité de la capsule après sa fermeture